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Mouvement d’humeur à l’Ugb : Les étudiants n’excluent pas une année blanche

Vendredi 18 Février 2011

Mouvement d’humeur à l’Ugb : Les étudiants n’excluent pas une année blanche
Les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ont encore mis le feu sur la route nationale No1 hier matin. En grève depuis près de deux mois, les étudiants réclament la réouverture du master professionnel à l’Unité de formation et de recherche des Lettres et Sciences humaines. Aussi, une requête porte sur l’augmentation du quota des boursiers.

(Correspondance) - L’Université Gaston Berger se retrouve sous les feux de la rampe pour autre chose que ses exploits intellectuels. N’étant plus rare de les voir dans la rue, les étudiants ont barré la route nationale numéro1, hier matin, pour marteler leur désaccord face à la décision de suspension du master professionnel de l’Unité de formation et de recherche (Ufr) des Lettres et Sciences humaines. ‘L’Ugb tend vers le mur de l’année blanche’, a alerté Abdoulaye Guissé, président de la coordination des étudiants de Saint-Louis. Plus que jamais déterminés à défendre leurs ‘intérêts’, les étudiants ont décidé de se radicaliser afin de trouver solution aux contestations qui secouent le bon fonctionnement du système éducatif. Ainsi, ils se disent prêts à ne reculer d’un iota, si une satisfaction n’est pas apportée à leurs demandes. Et, pour obtenir gain de cause, cette coordination entend user de tous les moyens à sa disposition pour porter le combat au plus haut sommet.

En fait, voilà six semaines que les étudiants ont pris congé des cours. Tout est parti d’une décision de l’assemblée universitaire visant à suspendre le master professionnel. Et ce, en dépit de l’engagement du recteur de prendre en charge toutes les incidences financières qui découleront de l’ouverture des masters à condition que la moitié des étudiants sélectionnés en bénéficient gratuitement. ‘Les masters professionnels font partie intégrante du système Lmd. Un système Lmd sans master professionnel est une anomalie’, rappelle Abdoulaye Guissé.

Les étudiants de Sanar déplorent la décision de suspension faisant suite à la levée du blocus lié au financement. Au début, la question gravitait autour du financement. ‘Il était question de faire payer les étudiants, ce que nous avons vivement rejeté. On ne peut accepter qu’une formation, aussi innovante qu’elle puisse être, soit intégralement payante dans une institution publique. Les masters professionnels, faisant partie du système Lmd, doivent être considérés au même titre que les masters recherche’, indique Guissé. Maintenant, c’est le ‘respect des décisions d’instance’ qui est mis en avant.

La coordination demande, par ailleurs, à la direction de l’Ufr, qu’elle accuse de refuser toute négociation, d’accepter de créer un cadre de concertation. Aussi, ils invitent cette direction à ‘faire esprit de dépassement et de se départir de certaines considérations subjectives’.

Protégeant leur ‘droit de suivre une formation de qualité’, la coordination des étudiants de Saint-Louis demande qu’une solution immédiate soit apportée à cette plateforme revendicative. Car, d’après eux, cette suspension est contraire à l’esprit de la méthode Lmd qui répond à deux parcours : professionnel et recherche. ‘Cette décision remet en cause nos droits, c’est un mépris de l’intérêt général’, fait savoir le président de la coordination. ‘La suspension n’est motivée que par des considérations qu’on n’arrive pas à comprendre’. ‘Seule l’assemblée de l’université, qui est l’instance suprême des décisions, est habilitée à prendre des décisions de suppression’, ajoute Aliou Fall, membre de la coordination.

L’autre pomme de discorde entre les étudiants et les autorités universitaires trouve son soubassement dans la baisse du nombre de boursiers. Naguère automatique, l’octroi de bourse à l’institution de Sanar répond aujourd’hui à un système de quota. Ces pensionnaires de l’université de Saint-Louis ont du mal à concevoir qu’au moment où l’effectif du nombre d‘inscrit est boosté par la création de nouvelle Ufr, le quota des bourses soit revu à la baisse. ‘On avait 1 000 bourses l’an dernier et cette année, alors le nombre d’entrants est de loin élevé (1300 nouveaux bacheliers), le nombre de boursiers a été ramené à 800’, soutient Fall.

Aida Coumba DIOP


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