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PECHE: Près de 90 % des besoins en consommation de produits halieutiques de Louga viennent de Saint-Louis

Vendredi 25 Juillet 2014

Le service régional des pêches et de la surveillance maritime de Louga (Nord) fait état d’une augmentation de 20, 1 % du chiffre d’affaire du secteur qui est passé de 1, 7 milliard de francs en 2012 à plus de 2, 8 milliards en 2013.

‘’En 2013, globalement le chiffre d’affaire cumulé de la pêche maritime et de la pêche continentale s’est élevé à 2, 8 milliards contre 1, 7 milliard en 2012 soit une hausse de 20, 1 %’’, a notamment indiqué jeudi, Ibrahima Diouf, inspecteur régional des pêches et de la surveillance maritime de Louga.

‘’Dans la même période, une hausse de la production a été également notée. Celle-ci s’est établie à 3 650 tonnes en 2013, contre 3 054 en 2012, soit une évolution positive de 19,5 %. La pêche maritime représente 73 % de cette production’’, a-t-il souligné lors d’un entretien avec l’APS.

L’inspecteur régional des pêches et de la surveillance maritime juge ''faible'' cette production au regard du potentiel de la région dans ce domaine, et de ses importants besoins en consommation de produits halieutiques.

Près de 90 % des besoins en consommation de produits halieutiques de Louga viennent de l’extérieur, notamment de Saint-Louis et d’autres localités du Sénégal, a soutenu M. Diouf.

‘’Louga est une région de pêche mais ne dispose pas de pêcheurs. C’est un paradoxe dans la mesure où la région dispose d’une façade maritime d’une cinquantaine de kilomètres. La zone est principalement fréquentée par des saisonniers qui viennent de Saint-Louis et de Cayar’’, a-t-il expliqué.

Selon lui, l’espoir d’un changement de cette situation est permis à la faveur de l’augmentation continue de la production et des acteurs locaux qui s’intéressent davantage à la pêche dans cette zone de maraîchage et d’élevage.

‘’Désormais, même avec le départ des saisonniers, la production continue avec de l’implication de plus en plus importante des populations locales qui, avant, ne s’intéressaient qu’au maraîchage. Beaucoup d’entre elles détiennent maintenant des pirogues’’, a-t-il fait valoir.

''L’évolution à Lompoul (département de Kébémer) où nous avons enregistré une centaine de nouvelles pirogues appartenant à des pêcheurs locaux et les changements notés à Potou (département de Louga) à travers les réalisations du Projet des villages du millénaire (PVM) dans ce domaine sont à cet égard positifs, a fait remarquer M. Diouf.

APS


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