Un atelier consacré aux problématiques de la pêche artisanale dans la région de Saint-Louis s'est tenu mardi en présence du maire Mansour Faye, du préfet Abou Sow et d'autres élus locaux. La rencontre a porté sur deux thématiques majeures : l'embouchure de Saint-Louis et l'exploitation du gaz offshore dans la zone de Diatara.
Le Conseil local de la pêche artisanale (CLPA) a organisé cette session de travail avec l'appui de ses partenaires techniques et financiers. L'objectif annoncé consiste à élaborer des recommandations qui serviront de feuille de route aux autorités étatiques.
Une embouchure meurtrière
Selon Fama Sarr, secrétaire adjointe du CLPA et transformatrice de produits halieutiques, l'embouchure de Saint-Louis a causé « 600 et quelques morts ». La responsable a qualifié cette situation de « catastrophique » et plaidé pour des solutions pérennes.
Le préfet de Saint-Louis, Abou Sow, a apporté des précisions sur ce bilan. « La brèche, depuis son ouverture dans les années 2003, a causé beaucoup de pertes en vie humaine. Plus de 450 morts, des dégâts énormes, des pirogues perdues », a-t-il déclaré, soulignant l'impact négatif sur la production halieutique locale.
L'exploitation du gaz préoccupe
Le second volet de l'atelier a concerné l'exploitation du gaz offshore au niveau de la zone de Diatara. « Nous savons que l'article 25 alinéa 1 stipule que les ressources appartiennent au peuple », a rappelé Fama Sarr, insistant sur la nécessité de « prendre en charge d'abord les pêcheurs qui avaient leur activité dans cette zone ».
Le préfet Abou Sow a confirmé l'importance économique de cette zone. « L'exploitation du gaz au niveau de Diatara, considérée par les pêcheurs comme la zone la plus poissonneuse de Saint-Louis », constitue une préoccupation majeure pour les acteurs de la pêche artisanale.
Des solutions en gestation
Sur les mesures envisagées, le préfet s'est voulu rassurant. « L'État du Sénégal est en train de trouver des solutions. Le ministre s'est déplacé, est venu à Saint-Louis », a-t-il indiqué, tout en reconnaissant que « ce sont des questions qui sont fondamentales dont les solutions sont assez lourdes, assez coûteuses ».
Abou Sow a appelé à transformer ces contraintes en opportunités pour le développement local. Les recommandations issues de cet atelier feront l'objet d'un suivi et d'une évaluation par le CLPA et ses partenaires.





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