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SAINT-LOUIS - CHERTÉ DE LA VIE, MANQUE D'EMPLOIS, COVID-19, MAIGRES SALAIRES : Des populations affichent leur calvaire et leur misère

Vendredi 17 Septembre 2021

La situation socioéconomique du pays, le problème de la hausse des prix des denrées de première nécessité constaté ces derniers temps, la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 qui a fini d'affecter les secteurs d'activités de l'économie nationale constituent les principales préoccupations de nombreux ménages de la capitale du Nord.
 
Plusieurs personnes interrogées sur leur vécu n'ont pas hésité à nous faire part des nombreuses difficultés qu'elles endurent au quotidien. Il s'y ajoute aussi les charges familiales qui pèsent sur certains salariés aussi bien sur des personnes à la retraite au niveau des ménages. Ils sont nombreux à Saint-Louis les gens qui éprouvent des difficultés pour joindre les deux bouts.

Le phénomène est bien réel au niveau de plusieurs ménages où souvent seule une personne sur 5 à 10 qui travaille ayant ainsi toute une famille à sa charge. C'est le cas d'ailleurs pour cet homme rencontré au quartier de Balacoss qui a préféré garder l'anonymat. "Les salaires sont maigres et dérisoires alors qu'ils ne sont pas nombreux à travailler dans les familles sénégalaises. Je suis le seul salarié de ma famille et franchement il est difficile d'en sortir dans ces conditions. Rien qu'avec la cherté de la vie en plus de la crise sanitaire causée par la pandémie de la Covid-19, nous ne pouvons que vivre dans la pauvreté", a-t-il regretté.

Le même sentiment est partagé par cet autre homme la cinquantaine révolue qui évoque la flambée des prix des denrées alimentaires au niveau des marchés. "On ne sent pas du tout la baisse des prix des denrées de première nécessité tel que annoncé par l'État. La pauvreté est bien existante dans le pays et l'État doit faire beaucoup d'efforts pour soulager les populations", a-t-il dit. L'autre phénomène est que dans plusieurs ménages, ce sont même les personnes du troisième âge sur qui prennent toujours les charges familiales. Toutes les réponses de ces personnes interrogées sont unanimes. Pour elles, la pauvreté est bien existante dans le pays.

YVES TENDENG
SUD QUOTIDIEN