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Saint-Louis : les obstacles au développement agricole identifiés.

Mercredi 11 Décembre 2013

Plusieurs problèmes, dont l'endettement des producteurs, ont été identifiés mardi à Ndiaye (Nord) comme étant les obstacles au développement agricole de la région de Saint-Louis.

Concernant la filière riz, l’endettement de certains producteurs est considéré comme un obstacle au développement de la riziculture par de nombreux intervenants au forum organisé mardi à Ndiaye, dans le département de Dagana.

Ce forum marquait la prise de contact, avec les producteurs, du nouveau directeur général de la Société d'aménagement des terres du Delta et de la Falémé (SAED), Samba Kanté.

La difficulté de vendre la production fait partie des problèmes diagnostiqués. "Chaque fois que la contre-saison est bonne, il se pose un problème de commercialisation de la production", a signalé un producteur.

Djibril Mbaye de la vallée de Ndialahar a plaidé pour le renforcement de la formation des producteurs de cette partie de la zone rizicole, estimant qu'"ils ne sont pas aussi aguerris que" les autres.

Certains participants du forum ont déploré l'insuffisance des surfaces emblavées. Il a été signalé que seuls 200 hectares ont été emblavés dans une partie de la zone rizicole où 10 mille hectares pouvaient être exploités.

Mame Mbaye Diop a déploré "la pression aviaire", qui détruit les cultures de riz. Il a souhaité la mobilisation d’un avion capable d'anéantir ce phénomène.

Parlant de la tomate, M. Diop a estimé que "les producteurs ne sont pas encore en mesure d'exploiter tout le potentiel qui s'offre à eux".

"Avec deux usines, nous produisions 70.000 tonnes. Aujourd’hui, il y a une troisième usine. Ce n'est pas normal que nous n'en sommes qu’à 40.000 tonnes de tomate", a-t-il dit.

"La filière patate ne bénéficie d'aucun soutien des autorités. Elle mérite d'être mieux financée, pour se développer", a affirmé Mamadou Thioye, un porte-parole des producteurs de patate.

Il s'est toutefois réjoui du niveau des rendements, qui sont de l'ordre de 40 tonnes à l’hectare en moyenne, avec des pics de 80 tonnes à l'hectare.

"La filière oignon est confrontée à l'insuffisance d'espace cultivable, parmi d'autres problèmes", a souligné Mamadou Diop. "Nous voulons des aménagements personnels, comme en ont les producteurs de riz", a ajouté M. Diop, parlant au nom des acteurs de cette filière.

APS


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