Saint-Louis, 26 mars 2026 – L'Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) a organisé mercredi un atelier de mobilisation des parties prenantes autour de la brèche de Saint-Louis, marqué par la signature d'une convention multipartite pour un projet intégré comprenant la stabilisation de la brèche, la construction d'un port de pêche moderne et d'un centre de formation aux métiers de l'économie bleue.
"Aujourd'hui nous sommes réunis ici à Saint-Louis pour signer un protocole d'accord entre l'ADM, SOGENAV et le BOCS afin de mettre en place des études qui vont se conclure par la construction d'un port de pêche, la construction d'un centre de formation des métiers de la mer et surtout pour la stabilisation de la brèche", a déclaré Bécaye Diop, directeur général de l'ANAM.
Selon lui, "la brèche de Saint-Louis a englouti beaucoup d'études mais qui n'ont abouti à pas grand-chose". Il a souligné la nécessité de "faire des études concluantes qui peuvent nous mener à stabiliser cette brèche afin qu'il n'y ait plus de victimes".
Le projet, qui s'étale jusqu'en 2030, comprend le dragage et l'aménagement de voies navigables de la brèche et du chenal de navigation, la construction d'un port de pêche moderne et d'un centre de formation aux métiers de l'économie bleue.
"C'est un projet qui demande beaucoup de moyens et heureusement pour nous on est accompagné par Inves International du royaume des Pays-Bas", a précisé Bécaye Diop, ajoutant que l'Union européenne devrait également rejoindre le financement.
Le Dr Mamouth Diop, directeur général de l'Agence de Développement Municipal (ADM), a souligné l'urgence de la situation. "Les études ont montré que si on ne continue pas à protéger la brèche contre l'érosion côtière, une bonne part de la population de Saint-Louis se retrouvera sous l'eau", a-t-il averti.
Selon lui, l'ADM intervient sur la brèche "depuis 6 ans, 7 ans" dans le cadre du Projet de relèvement d'urgence et de résilience (SERPP). "Il faut agir vite", a-t-il insisté, saluant "le portage du BOCS pour dégager des synergies avec les parties prenantes".
La convention multipartite réunit l'ANAM, l'ADM, la SOGENAV et le Bureau opérationnel de Coordination et de Suivi des Projets et Programmes (BOCS), avec pour objectif une "démarche commune, une démarche intégrée" face aux défis de l'érosion côtière.
L'atelier de deux jours (25-26 mars) vise à mobiliser toutes les parties prenantes autour de ce projet stratégique pour la sauvegarde de Saint-Louis.





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