La succession de l’Ayatollah Ali Khamenei, assassiné le 28 février dernier, suscite des tensions majeures au sein de l’appareil d’État iranien. Alors qu'un conseil dirigeant intérimaire assure la transition, le nom de Mojtaba Khamenei, fils du défunt Guide, est au cœur d'une vive polémique.
Le député ultra-conservateur Hamid Rasaee a publiquement soutenu sa candidature ce jeudi 5 mars 2026, le qualifiant de « séminariste exceptionnel » et lui attribuant prématurément le titre d’Ayatollah. Ce soutien est perçu comme une tentative de légitimer une succession héréditaire, historiquement contestée au sein de la République islamique.
Cette sortie a provoqué une levée de boucliers chez les réformateurs. Le religieux Rahmatollah Bigdeli a dénoncé une « ignorance partiale », rappelant que la priorité doit rester la stabilité du conseil intérimaire. De son côté, l’ancien ministre Abbas Akhoundi a fustigé un « débat toxique », qualifiant de « nauséabondes » ces luttes de pouvoir alors que le pays est en état de guerre suite à l'invasion israélo-américaine.
Ces désaccords profonds entre conservateurs proches des Gardiens de la révolution et réformateurs menacent de fragiliser le régime dans l'un des moments les plus critiques de son histoire.
MS/NDARINFO



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