La Direction de l'Automatisation des Fichiers du Sénégal aurait-elle fait l'objet d'une cyberattaque ? Un message circulant sur les réseaux sociaux soulève de vives inquiétudes quant à la sécurité des données biométriques des Sénégalais.
Selon ce message, le ransomware dénommé "Green blood group" aurait "ajouté deux nouvelles victimes à son portail du Dark web", dont la DAF figurerait parmi elles. L'alerte évoque le chiffrement de 139 téraoctets de données biométriques des Sénégalais ainsi que des données liées à l'immigration, actuellement cryptées en format illisible et transférées sur le Dark Web.
Pour l'instant, ni le Ministère de l'Intérieur ni la Direction de l'Automatisation des Fichiers n'ont réagi officiellement à ces allégations. Cette absence de communication institutionnelle alimente les interrogations, d'autant plus que la page Web officielle de la DAF est actuellement inaccessible, sans qu'aucune explication n'ait été fournie sur cette indisponibilité.
Cette présumée attaque intervient dans un contexte où les institutions étatiques sénégalaises sont de plus en plus ciblées par des cyberattaques. Pour rappel, la Direction générale des Impôts et Domaines est la dernière entité de l'État ayant fait l'objet d'une telle forme d'attaque.
Un ransomware est une forme de cyberattaque utilisant un logiciel malveillant qui chiffre les données d'un système informatique et bloque l'accès aux fichiers. Les cybercriminels exigent ensuite le paiement d'une rançon, généralement en cryptomonnaie, pour restituer l'accès aux données ou empêcher leur publication sur le Dark Web.
La Direction de l'Automatisation des Fichiers gère des données sensibles, notamment les informations biométriques des citoyens sénégalais, ce qui rend toute compromission de ses systèmes particulièrement préoccupante en termes de protection des données personnelles et de sécurité nationale.
Si cette cyberattaque devait être confirmée, elle soulèverait de sérieuses questions sur la cybersécurité des infrastructures critiques de l'État et la protection des données personnelles des citoyens. L'ampleur présumée des données compromises – 139 téraoctets – représenterait une brèche de sécurité majeure.
MS



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