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Abdourahim Kane, président de l'ASC Dentel de Dagana: L’homme chez qui le sport est une drogue

Mardi 29 Octobre 2013

A plus de 50 ans, Abdourahim Kâne demeure un homme dégourdi et très enthousiaste. Sportif accompli, le président de l’Asc Dentel veut le rester, malgré l’opposition de l’âge. Fin connaisseur du sport local, il invite les Asc à diversifier leurs sources de financement, face à la faiblesse des subventions de la mairie.


Abdourahim Kane, président de l'ASC Dentel de Dagana: L’homme chez qui le sport est une drogue

Le président de l’Asc Dentel, Abdourahim Kâne, est un homme très disponible. Du moins, quand il s’agit de parler sport. En tout cas, nous n’avons eu aucune peine pour « mettre la main » sur lui ; occasion de revenir en long et en large sur la situation du sport à Dagana. Une question qui, visiblement, l’intéresse beaucoup ; tant l’homme est prolixe quand il en parle. Mais pouvait-il en être autrement ? Chez Abdourahim Kâne, le sport, c’est comme de la drogue. Pour avoir passé l’essentiel de sa vie à s’activer dans le milieu sportif local, il avoue ne plus pouvoir s’en passer. Il est devenu un « sport addicted » (Ndlr : qui est dépendant du sport). Son engagement pour le développement du sport local a conduit cet inspecteur des Sports à porter plusieurs casquettes à la fois. En plus d’être le président de l’Asc Dentel, ce quinqua est vice-président de la Zone 10 de Dagana et membre de l’Organisme départemental des activités de vacances (Odcav). Autant de casquettes qui font de ce proche du maire de la ville Oumar Sarr -il est conseiller municipal-, un fin connaisseur du sport à Dagana ; « une ville qui marche avec le sport », s’est-il enorgueilli d’emblée. Pour étayer ses propos, le président de l’Asc Dentel affirme que la plupart des disciplines sportives sont pratiquées dans le département. Et de citer pêle-mêle la lutte, le football, les arts martiaux, le handball, le basketball et les courses hippiques. Reste que la majorité de ces sports ne sont pas affiliés aux instances nationales. En clair, beaucoup se débattent encore dans l’informel. Le football reste, selon lui, la discipline la mieux organisée et la plus courue dans le département ; comme c’est le cas dans plusieurs localités du pays. Preuve de cet engouement pour le sport-roi, les écoles de football commencent à sortir de terre. « Nous avons déjà deux », ajoute-t-il avec satisfaction ; tout en scrutant l’horizon avec beaucoup d’optimisme. Côté infrastructures, il soutient que sa ville n’a pas fondamentalement à se plaindre ; du moins, si on la compare à ses sœurs du reste du Sénégal. Outre l’existant composé de stades municipaux et de terrains vagues, Dagana vient de se doter d’un stade omnisport flambant neuf équipé, entre autres, de projecteurs. « Cette nouvelle infrastructure devrait être une source de motivation supplémentaire pour nos jeunes sportifs. En plus, ces derniers pourront, grâce à ces lampadaires, jouer pendant la nuit », déclare avec une mine de gaieté, le vice-président de la Zone 10.

Il se fait tout de même l’avocat des arts martiaux qui, d’après lui, sont laissés en rade sur le plan matériel. « L’absence de matériels sportifs est un frein à l’essor de arts martiaux bien que ceux-ci comptent beaucoup de pratiquants », martèle-t-il. Il déplore dans un autre registre la faiblesse des subventions octroyées par la mairie de Dagana aux Asc. « Les Asc de la commune ne reçoivent que 100.000 FCfa chacune de la municipalité. C’est un appui qui n’est pas du tout motivant pour les équipes concernées. Richard Toll fait mieux puisque là-bas, chaque Asc bénéficie d’un appui de 300.000 FCfa, soit le triple de ce que reçoivent celles de Dagana », regrette l’inspecteur des Sports. Pour lui, c’est presque une question de survie : les Asc locales doivent, pour pallier le manque de ressources, diversifier leurs sources de financement. Il cite en exemple l’Asc Santos qui a signé un partenariat avec l’hôpital de Dagana ; une trouvaille qui lui a permis d’être « un peu autonome ». Quant à l’Asc Réveil, elle a, selon Abdourahim Kâne, bénéficié d’un financement de 122 millions de FCfa ! Tout le contraire des Asc de la commune de Dagana, alors que celles de Richard Toll peuvent compter sur la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) ; une vache à lait pour ces associations si l’on se fie aux déclarations du vice-président de la Zone 10. Et ce n’est pas que sur le plan financier que Richard Toll est en avance. «Les compétitions se font dans un certain amateurisme à Dagana. Par exemple, pour le foot, il n’existe pas de Cra (Commission régionale des arbitres) alors qu’il y en a à Richard Toll », se plaint-il encore. Pour lui, la formation des techniciens doit être érigée en priorité si l’on veut hisser haut le sport local. Idem pour l’encadrement des jeunes sportifs qui font souvent face à un problème de managers qualifiés.

LE SOLEIL


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1.Posté par le st louisien le 31/10/2013 13:19
Cheikh yamal waay ce site n est pas pour glorifier des individualités si c'est le cas dit le car lui qui (grand Rahim) qui ne conné pas ce Mr qui depuis la colonisation est dans le mvmt navétanes c pas le sport qui l'interesse ce sont les frais de transport, les frais d'hebergement, la restauration et les harmonisations qui les laissent jusqu'à présent dans le mvmt.