Le paradoxe : Plusieurs milliards sont régulièrement mobilisés pour la promotion de la femme sans progrès significatifs sur leur niveau de revenu. Pourtant, ces femmes développent des mécanismes de solidarité et de collaborations financières appelés « tontine », « calebasse » ou « caisse plan » qui leur permettent de générer des millions de francs sur une durée moyenne d’un an, à partir d’un capital insignifiant constitué de cotisations individuelles de 1000 f CFA à 5000 f CFA
La combinaison : Il s’agit de valoriser ces mécanismes avec la création de société coopérative départementale/communale des femmes, les résultats sont immédiats et durables :
Baisse des prix des denrées avec des boutiques de références des coopératives :
Au Sénégal, l’approvisionnement des ménages en denrées alimentaires est porté principalement par les femmes. Ces dernières peuvent faire un pacte de consommation par les familles des membres de la coopérative, des produits des boutiques de référence. Par la même occasion, elles sont capables d’influencer la communauté à faire de même. Les prix sont fixés avec des marges bénéficiaires défiant toute concurrence car plus de 90% de ces produits viendront des groupements membres de la coopérative ou de fournisseurs qui adhèrent au projet (céréales, légumes, fruits, épices locales, savon local etc.)
Création d’emplois avec des contrats d’affermage pour 500 gérantes
Chaque boutique est gérée par une vendeuse, rémunérée par une portion rationnelle du résultat net d’exploitation. La gérante présente un bilan mensuel au conseil d’administration de la coopérative qui répartit le bénéfice selon le principe de l’ESS (rémunération, réinvestissement, réserves légales, réserves statutaires etc.). Avec une moyenne de 10 boutiques par département, 500 emplois sont créés.
Souveraineté alimentaire avec des unités semi-industrielles de production et de transformation offrant plus de 900 emplois :
Des unités semi-industrielles (production, emballage, étiquetage) et des formations adéquates permettraient de garantir une bonne qualité des produits et un approvisionnement régulier des boutiques. Ensuite, le projet sera accompagné d’un programme de marketing intense avec un appel à la consommation locale, soutenu par une offre de recettes traditionnelles aux vertus nutritives et thérapeutiques. Il vise une incitation au retour progressif vers les repas traditionnels en vue de réduire les risques de maladies provoquées par une mauvaise alimentation. Avec une moyenne de 4 unités par département, au moins 940 emplois sont créés.
Plus-values supplémentaires :
• Des foires communales à tour de rôle sont organisées dans chaque département ;
• Des partenariats d’échanges sont développés entre les départements ;
• Une transformation des surproductions (oignons, tomate …) et la conservation sur une longue durée contribuent à stabiliser les prix
• Avec l’appui de l’ASEPEX, l’exportation des produits contribue à l’équilibre de la balance commerciale du pays ;
• Un instrument de sensibilisation sur des problématiques liées au développement durable,
• Sensibilisation sur la citoyenneté et des thèmes comme l’apatridie, la santé, l’hygiène etc.
• La répartition des dividendes augmente les revenus personnels des femmes.
Abdourahmane GUEYE
Responsable planification ARD Saint-Louis


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