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Les recommandations de « Saint-Louis 2030 » jetées aux oubliettes ?

Lundi 24 Février 2014

Quand est-il des recommandations du grand colloque Saint-Louis 2030, nouvelle métropole africaine ? Pourquoi les démarches indiquées par les experts de conclave tardent à être mises en œuvre. Les conclusions de ces importants échanges regroupant des urbanistes africains et européens, du 10 au 25 avril 2010 ont-elles été simplement rangées dans les tiroirs de l'oubli, comme le déplore une partie de l'intelligentsia saint-louisienne ? La persistance de certains dangers environnementaux sur le site de Saint-Louis semble donner raisonner à cette théorie.

D'abord, ce document qui engageait l'adhésion des autorités politiques et de la Commune avait exigé la protection de la langue de Barbarie. « Du maintien de ce cordon lagunaire dépend la survie de la ville de Saint-Louis qui, dans l'hypothèse où la langue de barbarie disparaîtrait, pourrait être transformée en atoll. L'ingénierie et les financements internationaux doivent être mobilisés pour concevoir et mettre en œuvre l'ensemble des techniques susceptibles de stopper l'érosion de la langue de Barbarie », lit-on à travers ce texte qui signalait que « la baisse de la pression démographique sur ce cordon littoral et la délocalisation du port de pêche peuvent contribuer fortement à sa protection ».

Suivant cette vision de sauvegarder l'environnement, « Saint-Louis 2030 » avait mis l'accent sur la nécessité de la relocalisation du port de pêche. « Elle s'impose comme prioritaire pour de multiples raisons : la sécurité des habitants face à l'érosion marine (« on ne peut plus parier sur la mort »), les dysfonctionnements urbains générés (encombrements, circulations, hygiène...), et le trop fort « entre- soi » du quartier de Guet N'dar, jugé par certains proches d'un ghetto ou d'un bidonville », notaient les experts.

Ils expliquent par ailleurs que « cette relocalisation permettra de résoudre de nombreux problèmes urbains par effets d'entraînement : réduction du risque pour les populations face à l'érosion côtière en diminuant la pression de l'habitat sur la langue de Barbarie, décongestion de l'île des flux de camions, sécurisation de la brèche, organisation de l'entrée sud de la ville, quelle que soit la position précise du nouveau port, à Keur Bara ou au sud de Sor. Au-delà, il faut anticiper les évolutions futures de la filière de la pêche qui ne manqueront pas de se produire, et pousser à la modernisation des activités halieutiques pour « proposer d'autres perspectives ».

D'autres orientations prioritaires sur les transports et les déplacements, la morphologie et la densité urbaine, l'habitat et les marchés ont étés faites ... dans le vide.

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