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Mort du pêcheur Antoine Sambou: Sa famille porte plainte contre l'armée

Dimanche 17 Novembre 2013

Au Sénégal, une plainte contre X a été déposée cette semaine pour élucider les conditions dans lesquelles un pêcheur est décédé en juillet dernier en Casamance. Ce pêcheur aurait été, selon plusieurs sources, battu à mort par des soldats. En portant plainte, la famille du défunt pêcheur espère qu’une enquête sera ouverte.


Le drame s’est déroulé début juillet, à Pointe Saint-Georges. Tout est parti d’une altercation entre deux pêcheurs. Selon plusieurs sources, l’un d’eux, Antoine Sambou, montrait des signes de résistance. Ce dernier a ensuite été cueilli par des militaires postés dans cette zone, puis emmené dans le cantonnement établi dans ce village.

« Arrivé dans la base militaire, précise une source, il a été battu ». C’est tard dans la nuit que le pêcheur décède, poursuit cet habitant qui a souhaité garder l’anonymat.

Quelques semaines plus tard, une autopsie pratiquée à l’hôpital Le Dantec de Dakar constate « des contusions multiples » et « des fractures de côtes ». D’après ce rapport d’autopsie, daté du 17 juillet dernier, le pêcheur est décédé « d’une hémorragie interne à la suite de coups et blessures par objet contondant ».

Plainte contre X

La famille du pêcheur réclame justice. Elle a déposé une plainte contre X auprès du procureur général près la cour d’appel de Dakar.

« D'après les populations, c'est vraiment la partie immergée de l'iceberg, explique Me Assane Dioma Ndiaye, leur avocat. Mais en réalité, les populations vous disent que nous sommes confrontés à ce genre de harcèlement et de sévices de la part de l'armée sénégalaise, et ça vraiment, ils ne peuvent pas vraiment tolérer ce paroxysme de la violence. Elles elles tiennent par conséquent à ce que cette affaire soit éclaircie et que des sanctions sévères soient prises à l'encontre des auteurs. »

Jointe par RFI, la direction de l'information et des relations publiques des armées (Dirpa) ne souhaite pas se prononcer tant que l’affaire est pendante devant la justice. Peu après le décès du pêcheur, la Dirpa avait cependant affirmé qu’elle ne pourrait tolérer « aucune violation des droits de l'homme.»

Rfi.fr