Le bilan de l'éboulement survenu samedi dans la commune de Bembou s'est alourdi à six morts dimanche avec l'extraction de deux nouveaux corps des décombres, selon des sources sécuritaires. Les opérations de secours ont été suspendues jusqu'à lundi en raison de l'instabilité du terrain et l'absence de recensement précis laisse craindre la présence de disparus encore ensevelis.
Le drame s'est produit samedi vers dix heures sur le périmètre de la société minière AfriGold, situé à l'ouest du village de Gamba-Gamba, dans le département de Saraya. Un groupe de mineurs artisanaux s'était introduit clandestinement sur le site d'exploitation industrielle lorsque les parois fragilisées des fosses d'extraction se sont soudainement affaissées, ensevelissant instantanément plusieurs ouvriers.
Dans les premiers instants suivant l'accident, la solidarité des orpailleurs présents sur les lieux a permis de dégager huit personnes des décombres, dont quatre étaient déjà décédées. Les blessés ont été évacués en urgence avant l'arrivée des forces de l'ordre et des équipes de secours dépêchées sur place.
Les recherches menées dimanche ont permis de localiser et d'extraire deux nouveaux corps, portant le nombre total de victimes à six. Vingt-quatre heures après la catastrophe, l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise considérablement, mais l'absence de recensement précis des personnes présentes au moment de l'effondrement laisse planer le spectre de plusieurs disparus toujours ensevelis sous les décombres.
Face à l'instabilité critique du terrain et au volume impressionnant des débris, les secouristes ont été contraints de suspendre les fouilles dimanche soir pour des raisons de sécurité. Les opérations de recherche et de sauvetage devraient reprendre lundi matin, mobilisant à nouveau les moyens humains et techniques nécessaires pour poursuivre l'extraction des éventuelles victimes encore sous terre.
Ce drame souligne une nouvelle fois la dangerosité de l'orpaillage clandestin dans la région aurifère de Kédougou. L'intrusion de chercheurs d'or non autorisés sur des sites d'exploitation industrielle, conjuguée à l'absence de mesures de sécurité et de supervision technique, expose ces travailleurs informels à des risques mortels.
Il s'agit du deuxième accident mortel en un mois sur des sites liés à AfriGold dans la région. Le 17 décembre dernier, un éboulement similaire survenu au village de Kharakhéna avait déjà causé la mort de six orpailleurs et fait deux blessés graves, soulevant des interrogations sur la sécurisation des zones d'exploitation minière dans le Sénégal oriental.
MS/NDARINF



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