Le directeur général de l'Agence de Développement Municipal (ADM) a averti mercredi que Saint-Louis fait face à un "risque de submersion permanente de certaines zones d'ici 2050" si des mesures d'adaptation robustes ne sont pas prises, lors d'un atelier sur la brèche réunissant les partenaires nationaux et internationaux.
"À Saint-Louis, la perte annuelle de 0,5 à 2 mètres de trait de côte menace directement les infrastructures urbaines et les activités économiques. Les projections climatiques suggèrent une aggravation de ce phénomène", a déclaré Dr. Mamouth Diop dans son allocution.
Le directeur général de l'ADM a souligné l'engagement de son agence, "forte de son expérience en tant que maître d'ouvrage de programmes structurants comme le PROGEP et le SERRP", à "mitiger ces effets négatifs" du changement climatique.
Selon lui, "la présence continue de l'ADM à Saint-Louis avec de nombreuses études et projets est une expérience hors norme au Sénégal", qui a permis de "traiter des échelles et des temporalités avec cohérence et efficacité".
Dr. Mamouth Diop a rappelé que le SERRP est "un projet d'envergure qui traite à la fois les impacts et les causes des aléas climatiques", citant notamment la mise en œuvre de "mesures sans regrets pour protéger la côte, dont la digue de protection frontale devant la Langue de Barbarie".
L'arsenal réglementaire déployé par l'ADM comprend le Plan d'Urbanisme Directeur (PUD) 2040, trois Plans d'urbanisme de détails, un Plan Directeur de Drainage et un Plan de Résilience Climatique de l'agglomération, "pour encadrer une urbanisation raisonnée, fondée sur les contraintes de vulnérabilité climatique".
Le directeur général a identifié trois "facteurs critiques de succès" : l'adoption d'approches intégrées combinant infrastructure physique, développement social et renforcement institutionnel ; la qualité des partenariats entre État, collectivités, secteur privé et société civile ; et l'adaptation aux contextes locaux.
"Je ne doute point que le protocole de partenariat entre l'ANAM, l'ADM et la SOGENAV va durablement participer à mettre en cohérence les initiatives et projets autour de la brèche et l'érosion côtière", a-t-il affirmé.
L'objectif est de "faire de la navigabilité de la brèche et du chenal une réalité tangible", avec des "infrastructures annexes liées à un port de pêche moderne et un centre de formation aux métiers de l'économie bleue".
MS/NDARINFO



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