P. C. Diallo, D. Dramé et leurs complices présumés, poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH/Sida, font face à une étape cruciale de leur procédure judiciaire. Déférés devant le procureur de la République près le tribunal de Guédiawaye, les mis en cause pourraient passer leur première nuit en détention préventive, avec le risque d'y rester plusieurs mois. Le parquet a décidé de confier le dossier à un magistrat instructeur, désormais chargé de mener les investigations approfondies sur cette affaire de rapports sexuels non protégés ayant mis en danger la vie d'autrui.
L'enquête s'élargit et replonge dans le passé de l'un des principaux suspects. Les enquêteurs sont actuellement sur la piste d'un certain C. Diop, qui avait déjà porté des accusations graves contre P. C. Diallo en 2019. À l'époque, C. Diop avait accusé ce dernier de lui avoir volontairement transmis le virus du Sida. Ce nouvel élément pourrait s'avérer déterminant pour l'instruction, car il suggère une possible récidive ou un mode opératoire ancré dans la durée, aggravant ainsi la situation pénale des individus interpellés.
Cette affaire, qui secoue la banlieue dakaroise, met en lumière des faits d'une extrême gravité touchant à la santé publique et à la moralité. Le magistrat instructeur devra désormais déterminer l'étendue des responsabilités de chacun des membres de ce groupe désigné comme "Cie" par les autorités. Alors que l'instruction démarre, la justice cherche à faire toute la lumière sur ce réseau et sur les éventuelles autres victimes de ces agissements, dans un contexte où la transmission volontaire de maladies incurables est lourdement sanctionnée par le code pénal sénégalais.
MS/NDARINFO



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