Une ressortissante étrangère établie à Yeumbeul, dans la banlieue dakaroise, a été déférée devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Elle est poursuivie pour traite de personnes par exploitation sexuelle et proxénétisme après le démantèlement d'un réseau criminel particulièrement violent.
L'affaire a éclaté le 28 janvier dernier lorsque l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) de Kédougou a secouru deux jeunes filles nigérianes en fuite. Les victimes ont révélé avoir été recrutées sous le faux prétexte d'un emploi décent au Sénégal avant d'être séquestrées et contraintes à la prostitution.
Le réseau leur imposait une « dette fictive » de 3 000 000 FCFA pour rembourser des frais de voyage imaginaires, confisquant l'intégralité de leurs revenus quotidiens.
L'enquête de police a mis en lumière des méthodes de coercition effroyables. À leur arrivée, les victimes subissaient un « rituel de soumission » impliquant des prélèvements de sang et de poils. Pour empêcher toute fuite, la suspecte exerçait une pression psychologique constante via WhatsApp, envoyant des photos de leurs portraits exposés dans des lieux mystiques (« juju »). Interpellée à son domicile, la mise en cause a tenté de simuler une activité de restauration avant de reconnaître l'usage de menaces mystiques pour terroriser ses proies.
MS/NDARINFO



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