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Conséquences mortelles du Canal de délestage : L'Imam Abdallah Cissé interpelle le Président Macky Sall.

Vendredi 7 Février 2014

L'Imam Mouhammed Addallah Cissé a appelé, vendredi, le gouvernement sénégalais à faire de Saint-Louis « une priorité nationale », compte tenu des nombreux problèmes environnementaux qui menacent sa population. L'Imam invite l'État à réagir avec diligence et trouver une solution durable aux dangers de l'élargissement continu du canal de délestage qui, depuis sa percée, a grignoté une bonne partie de la Langue de barbarie.


« Certes, les infrastructures routières, aéroportuaires et les autres projets sont importants, mais la vie de des citoyens est au-dessus de tout. Nous demandons aux Gouvernement de prendre toutes les des mesures nécessaires pour fermer cette brèche et apaiser les craintes des populations », a-t-il dit en déplorant la disparition du village historique de Doune Baba Dièye.

« Tous les saint-louisiens sont dans le qui-vive », a laissé entendre l'Imam, rappelant que « les 4 mètres de terre creusés au départ sont devenus 4 kilomètres ». « Il faut que le Gouvernement fasse désormais de la ville de Saint-Louis une priorité », a exigé l'Imam de la mosquée Ihsane de Sindoné( ile Sud).

« Récemment, nous avons rencontré des experts étrangers qui nous ont alertés. Ils nous ont dits que Saint-Louis est, en ce moment, la plus grande menace environnementale du monde et que si des mesures concrètes ne sont pas prises, les catastrophes ne pourront plus être arrêtées », a-t-il ajouté, au cours de son sermon de ce vendredi 7 février 2014.

L'imam s'est également prononcé sur le malentendu entre l'association des diabétiques et le directeur de l'hôpital régional de Saint-Louis. Il a plaidé pour plus de concertation entre les acteurs évoluant du secteur sanitaire en rappelant que « seuls les patients souffriront de ces pommes de discorde ». Enfin, l'Imam Abdallah a appelé les différents acteurs à la solidarité et à l'humanisme, en magnifiant les démarches salutaires menées le Gouverneur Ibrahima Sakho et qui ont permis de pour réconcilier les deux camps.

Il y a dix ans, des menaces d’inondations dictaient aux autorités la création d’un canal de délestage sur la Langue de Barbarie. Dix ans plus tard, le canal de 4 mètres de large, frôle les 7 km devenant un véritable problème environnemental.

Ndarinfo.com