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Croisade contre la meurtrière brèche: l’État expose ses tactiques.

Lundi 11 Avril 2016

Abdoulaye Bibi BALDE à l'AMP de Saint-Louis
Abdoulaye Bibi BALDE à l'AMP de Saint-Louis
Coupée en octobre 2003 pour sauver la ville des inondations la flèche sableuse de la langue de barbarie qui sépare le fleuve de la mer, continue de modifier le morpho dynamisme de la zone. « De 4 mètres à l’origine, la largeur de la brèche est actuellement de plus de 5 kilomètres », a renseigné lundi Abdoulaye Bibi BALDE, le ministre de l’Environnement et du Développement durable qui effectuait une visite de terrain lundi à Saint-Louis.


En a croire M. DIALLO, « l’État est résolument engagé dans une lutte contre les phénomènes d’érosion apparus sur la berge faisant face à la brèche au sud de Doune Baba Diéye.


Pour faire face aux incidents environnementaux qui « provoquent de fortes houles sur le village de Pilote Barre », il a débloqué une enveloppe de 351 millions pour lancer des travaux d’engraissement de la plage de cette localité menacée de disparition.


Le programme  qui fait pousser un grand ouf de soulagement dans le Gandiolais s’inscrit dans le cadre du projet de Gestion intégrée des Zones côtières (GIZC) financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Direction de L’Environnement et des Établissements Classés (DREEC).


Après les travaux d’ensablement, une plage de 700 mètres de long et large de au moins de 20 mètres de large a été récupérée, au bénéfice des habitants de pilote Barre et environs qui ne sentent plus menacés par les assauts des vagues.


« Les conséquences des changements climatiques sur cette zone côtière sont flagrantes et détériorent la sécurité environnementale et engendre une forte instabilité », a déploré le ministre BALDE qui rappelle que « la gestion intégrée des zones côtières est indispensable pour prendre en compte simultanément tous les facteurs de dégradation de l’environnement ».


Le projet de Gestion intégrée des Zones côtières (GIZC) auquel bénéfice le Gandiolais a permis, par ailleurs, le développement d’un système d’information géographique pour le suivi du littoral.
« Une méthode souple » est ainsi adoptée, selon le ministre «  pour éviter de rendre plus agressive la dynamique brèche », « en attendant de trouver une solution durable et intégrée ».
Il faut rappeler que le GIZC a contribué au renforcement de la bande de filaos en reboisant 80 hectares dans les zones de l’Aire Marine Protégée (AMP) le Parc de la langue de Barbarie(Pnlb) et la partie reconstituée du village de Doune Baba Diéye.


Le projet a aussi permis de restaurer une importante partie de l’écosystème de la  mangrove de Saint-Louis en reboisant environ 50 ha de rhizophora dans les villages de Doune Baba Diéye , Diel Mbame , et Mbambara, Sor Diagne et le Pnlb.


Au terme de cette tournée, marqué par un accueil chaleureux réservé au ministre par les populations du Gandiolais, Abdoulaye Bibi BALDE a annoncé le balisage du canal de délestage et l’amélioration le système d’information pour permettre aux pêcheurs d’être bien informés des houles à venir.

> Suivez les explications du ministre Abdoulaye Bibi BALDE



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1.Posté par Tintin le 12/04/2016 11:08 | Alerter
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Engraissé les plages en sable , planter des filaos c'est bien mais rien sur la brêche !!!!

2.Posté par Xam sa bop le 13/04/2016 12:18 | Alerter
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Mais tintin on ne peut RIEN faire sur la brêche...sauf laisser le réensablement se faire côté nord et le désensablement se faire côté sud...Les grands manitous néerlandais du miracle ont lamentablement échoué et des centaines de millions de CFA ont été engloutis par la mer! C'est la stricte vérité.
Une autre vérité c'est que cette brèche a été ouverte pour répondre à une revendication des pécheurs, qui dépensaient trop de gasoil pour rejoindre l'ancien passage...et certainement pas pour sauver Saint-Louis des inondations, très localisées dans le temps et l'espace îlien, et ce, depuis des siècles...

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