Lors d'une session du Comité des représentants permanents à Addis-Abeba, la délégation burundaise a réaffirmé que le choix de Macky Sall comme candidat unique de l'Afrique avait été validé conformément aux textes en vigueur.
« Les procédures de sélection de l'Union africaine sont transparentes et reposent sur un consensus souverain », a déclaré un haut diplomate burundais, rejetant les accusations de favoritisme ou de précipitation formulées par Kigali. Le Rwanda, par la voix de ses représentants, avait précédemment contesté la légitimité de cette désignation, pointant des « zones d'ombre » dans le processus de validation par le sommet des chefs d'État.
Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, bénéficie d'un soutien de poids au sein de plusieurs blocs régionaux, notamment la CEDEAO. Ses partisans mettent en avant son expérience de médiateur dans plusieurs crises africaines et son passage remarqué à la présidence de l'UA en 2022. Toutefois, cette candidature se heurte à une opposition frontale de certains pays d'Afrique de l'Est, le Rwanda en tête, qui plaident pour une rotation plus stricte ou la présentation de profils alternatifs.
Les observateurs craignent que ce différend ne fragilise la position de l'Afrique lors des négociations finales au Conseil de sécurité de l'ONU. Si le continent ne parvient pas à présenter un front uni, ses chances d'installer un leader africain à la tête de l'organisation mondiale pourraient s'amenuiser face à d'autres blocs géopolitiques. La diplomatie burundaise appelle désormais à un « dépassement des clivages bilatéraux » pour privilégier l'intérêt supérieur du continent. La décision finale reste suspendue à l'issue des prochains sommets extraordinaires où la question de la candidature unique sera de nouveau débattue.
MS/NDARINFO



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