Des millions d'Américains sont descendus dans les rues samedi 28 mars pour le troisième « No Kings Day », marquant une nouvelle démonstration de force contre l'administration de Donald Trump. Cette mobilisation nationale, coordonnée par une coalition d'associations, s'est étendue de New York à l'Alaska, avec des rassemblements signalés dans plus de 3 000 localités à travers le pays.
Le mouvement, né pour dénoncer ce que les organisateurs qualifient de « dérive autoritaire » et de « tyrannie », a pris une ampleur inédite cette année. Au-delà des critiques habituelles sur les politiques migratoires et les actions de l'ICE (police de l'immigration), les cortèges ont massivement intégré une opposition à la guerre en Iran, qualifiée d'« illégale et catastrophique ». À Washington, des milliers de manifestants se sont réunis devant le mémorial de Lincoln, brandissant des pancartes dénonçant une « police secrète masquée » et une pratique abusive du pouvoir exécutif.
Des figures de proue de la gauche américaine, dont le sénateur Bernie Sanders, ont pris la parole pour fustiger un président qui, selon eux, « veut concentrer toujours plus de pouvoir entre ses mains et celles de ses acolytes oligarques ». À Minneapolis, la légende du rock Bruce Springsteen a interprété son nouveau titre « Streets of Minneapolis », écrit en hommage aux citoyens tués lors d'opérations fédérales récentes. Les organisateurs estiment que cette journée pourrait être la plus grande manifestation de l'histoire des États-Unis, dépassant les sept millions de participants de l'édition d'octobre 2025.
Face à cette fronde, la Maison-Blanche a réagi avec dédain. Sur son réseau social, Donald Trump a partagé des images générées par intelligence artificielle le montrant couronné, tournant en dérision le slogan « No Kings » (Pas de rois). Malgré ces provocations, les rassemblements se sont déroulés de manière globalement pacifique, sous l'œil vigilant de forces de l'ordre militarisées dans plusieurs métropoles. À quelques mois des élections de mi-mandat, cette mobilisation place l'administration sous une pression populaire et politique intense.
MS/NDARINFO



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