Le tribunal administratif de Paris a condamné ce vendredi l’État français pour faute, lui reprochant de ne pas avoir mis en œuvre les moyens nécessaires pour faire la lumière sur le décès et le lieu de sépulture d’un tirailleur ouest-africain tué lors du massacre de Thiaroye le 1er décembre 1944.
Dans son jugement, la juridiction administrative relève que les autorités françaises ont non seulement délivré des informations erronées à la famille du soldat au cours des décennies suivantes, mais qu'elles n'ont ensuite pas déployé les efforts à leur disposition pour éclairer les circonstances de sa mort. Cette décision judiciaire constitue une reconnaissance officielle inédite des défaillances de l'administration française dans la gestion mémorielle de cette tragédie coloniale.
Pour rappel, le 1er décembre 1944, l'armée française avait ouvert le feu au camp de Thiaroye (Dakar) sur des tirailleurs africains rapatriés de la Seconde Guerre mondiale, qui réclamaient le paiement de leurs arriérés de solde et de leurs primes de démobilisation. Plus de quatre-vingts ans après les faits, le bilan exact des victimes, les circonstances précises de la tuerie et l'emplacement des fosses communes demeurent l'objet de vifs débats historiques et d'une forte demande de vérité de la part des familles africaines.
MS/NDARINFO



ACCUEIL



Offres-emploi