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Production laitière: plaidoyer pour réduire la facture

Mercredi 21 Janvier 2015

La production laitière et les problèmes d’écoulement préoccupent le Gouvernement. Selon Madame Aminata Mbengue Ndiaye, Ministre de l’Elevage et des Productions Animales, des Unités de transformation Laitières (UTL) seront installées dans plus de sept (07) communautés rurales.

A Dolly, le Président Macky Sall a rencon- tré des éleveurs qui ont certainement exprimé leurs doléances, axées sur la santé animale, l’électrification rurale, le manque d’eau et d’Unités de Transformation Laitières.
Pendant l’hivernage, il est difficile d’écou- ler leur lait, selon les éleveurs.
Lors de la Journée du Lait, célébrée chaque année, le 1er juin, l’option « Zéro litre » de lait à déverser pendant l’hiver- nage a été décidée, à partir de cette année par le ministère de l’Elevage et des Productions Animales.. Et il sera mis en place des Unités de Transformation de Lait pour lutter contre la surproduction et le déversement laitiers.

La rencontre des éleveurs avec le prési- dent Macky Sall au Ranch de Dolly est placée sous le signe de l’accroissement des productions animales et de l’amélio- ration génétique.

La raison : c’est lors de la rencontre de Koung-Koung Sérère, en Février 2012, pour le lancement de la campagne de vac- cination du cheptel que les responsables des organisations d’éleveurs avaient solli- cité une audience auprès du Président Macky Sall pour discuter avec lui de vive voix. Ce que le Président a accepté et leur a donné rendez-vous à Doly au Ranch de Dolly.

Ce choix se justifie par le fait que c’est un lieu symbolique pour l’élevage. La situa- tion du ranch est en effet préoccupante. Il s’étend sur une superficie de plus 85.000 hectares. Il fallait penser à la réhabilita- tion du Ranch, à tous les niveaux : infra- structures, ouvrages hydrauliques, des parcs à vaccination pour permettre le développement de l’élevage.

Il faut en faire désormais un espace agro- pastorale. Dolly a été donc l’occasion d’aborder toutes ces questions liées à l’élevage, notamment les filières qui le composent.
Rien n’a été laissé au hasard : le lait, la viande, les espèces à cycle court notam- ment les petits ruminants, les équins les porcins.

En effet, la facture laitière avoisine 65 milliards de franc Cfa pour notre consom- mation avec le lait importé. Il faut aller vers l’autosuffisance en lait. Pour cela, il faut booster la production locale. C’est pourquoi, lors de la célébration de la Journée Mondiale du Lait, une forte demande de mise en œuvre de stratégies a été faite, avec des unités de transforma- tion, de collecte et de conservation de lait. Les anciennes installations de Nestlé Sénégal avec les centres de refroidisse- ment laitier doivent être remis en fonc- tion associés à des campagnes de promo- tion du lait local et dés cette année ils seront fonctionnels.

Un premier pas est franchi, mais il faut un plaidoyer fort pour que les industriels aussi puissent rejoindre la filière en inté- grant au moins 20% du lait local.

Pour l’amélioration génétique, l’insémi- nation artificielle a toujours été prati- quée mais les résultats tardent à se confirmer. Beaucoup d’argent a été englouti, sans résultats probants. Les sta- tistiques fiables font défaut, notamment sur les nombre de veaux obtenus. C’est pourquoi l’arrêt de ce programme était d’une nécessité impérieuse pour pouvoir évaluer et repartir sur de nouvelles bases, voir quel type de programme mettre en place pour l’amélioration génétique. Avec le Programme National d’Insémination Artificielle (PNSIA) il s’agit de renforcer le programme d’insémination/

Un programme d’aménagement va concerner le Centre de Dahra pour la défense et la restauration d’un cadre favorable à la stabulation des veaux. Etant donné que le métis ne transhume pas, il faut le stabuler pour ce type d’éle- vage et en venir aux préalables que sont un bon habitat, un bon état sanitaire, un bon suivi.
 
Source: Agropasteur numéro 7