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Réserve naturelle communautaire de Tocc-Tocc: les plantes aquatiques envahissantes constituent une menace pour la biodiversité.

Vendredi 4 Septembre 2015

Réserve naturelle communautaire de Tocc-Tocc: les plantes aquatiques envahissantes constituent une menace pour la biodiversité.
Un atelier de restitution des résultats des travaux de restauration d’habitats dans la réserve naturelle communautaire (Rnc) de Tocc-Tocc, située dans la zone comprise entre Ronkh, Colonat et Gnith, a regroupé hier le Directeur adjoint des parcs nationaux, les chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée, les représentants du maire de Ronkh, du Groupement d’Intérêt communautaire (Gic) de Dagana, les chefs de village, le président du comité de gestion des éco gardes de la Rnc.

Une ballade dans le plan d’eau de cette réserve, a permis au conservateur de la Rnc , le capitaine Ousseynou Niang, d’expliquer aux participants les conséquences désastreuses engendrées par le développement fulgurant des différentes plantes aquatiques envahissantes, noté dans cette réserve.

Selon le Capt Niang, ces végétaux aquatiques envahissants menacent la survie des lamantins, des oiseaux migrateurs, des poissons d’eau douce et risquent d’altérer la qualité de l’eau du lac de Guiers.

A cette occasion et au nom du Directeur Régional Afrique de Wetlands International, Gabin Agblonon, chargé de projet, a rappelé que, dans le cadre du projet « From The Arctic to Africa » avec un financement de la Fondation Arcadia, Wetlands International a voulu poser des bases pour la mise en œuvre du plan stratégique de conservation qu’elle a initié dans le delta du fleuve Sénégal et qui est actuellement dans une phase de finalisation.

Ainsi, a-t-il poursuivi, plusieurs actions de terrain ont été menées dans certains sites importants de zone tel que la Rnc de Tocc-Tocc, visant à protéger les oiseaux d’eau, à travers des opérations favorables à la restauration d’habitats et à l’expansion de zones et espaces à statut légal de protection.

Selon Gabin Agblonon des résultats probants ont été obtenus grâce à l’implication de tous les acteurs au niveau de Tocc-Tocc. Il s’agit notamment de l’assainissement et du nettoyage du plan d’eau de cette réserve par une coupe du Typha Australis (herbe sauvage appelée barakh en ouolof) sur une superficie de près de 10 ha, de l’enlèvement manuel de filets de pêche abandonnés et du Nianthie (plante aquatique envahissante) sur un espace d’environ 5000 mètres carrés.

Ces actions réalisées pour la survie du site, ne sont qu’un début de solution face à la menace que constituent les végétaux aquatiques envahissants pour la biodiversité dans cette réserve. Par exemple, la faune aviaire est principalement confrontée à une réduction de zones de gagnage (nourriture) dans la réserve. De telles initiatives favorisent donc la récupération de ces zones d’alimentation et améliorent la fréquentation de certaines espèces cibles parmi lesquelles les espèces migratrices du paléarctique.

Conscients de l’impérieuse nécessité de conservation de ce 5ème site Ramsar de notre pays, Wetlands International et les responsables de la Rncn ont jugé utile d’impliquer les communautés riveraines des zones attenantes telles que la cuvette de Pakh. Des séances de sensibilisation sur l’importance de cette cuvette pour les oiseaux, ont donc été organisées à l’intention des populations locales. Et ces dernières ont accepté la mise en place de panneaux d’indication et mieux, elles sont disposées à discuter des possibilités de changement du statut de gestion de cette cuvette.

Mbagnick Kharachi Diagne


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