Connectez-vous
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte

Saint-Louis: une île, deux brèches.

Jeudi 10 Septembre 2015

Dans le nord du Sénégal, l’ouverture de la brèche sur le littoral atlantique, pose un autre problème avec des pans de l’île de saint en danger. La langue de barbarie est dans le lot. En octobre 2003, suite à un risque important d’inondation de la ville de Saint-Louis, les autorités décident d’ouvrir un « canal de délestage » pour faciliter l’écoulement du fleuve vers la mer, à 7 km au sud de la ville. De 4 mètres de large au moment de l’ouverture, le canal a atteint 250 mètres de large trois jours après le creusement, passant même à 800 mètres au mois d’avril 2004.

L’érosion est aujourd’hui très importante dans la partie sud, entraînant la disparition des filaos et des dunes. Il s’y ajoute la salinisation inquiétante de la nappe phréatique qui a entraîné le déclin de bon nombre de cultures.

L’ouverture de la brèche a ainsi complètement modifié le milieu estuarien et certains spécialistes craignent désormais que la ville de Saint-Louis soit plus sensible qu’auparavant à une augmentation, même minime, du niveau de la mer. Une nouvelle brèche a été ouverte par la mer en octobre 2012 un peu au Nord de Gandiole, à 500 mètre de la première. Au départ limitée à quelques vagues, c’est désormais une nouvelle ouverture d’un kilomètre de large qui coupe la langue de Barbarie, menaçant notamment le campement Océan et Savane, tout proche. La rive continentale du fleuve reçoit aujourd’hui directement les vagues sur ces berges.

Avec Sudonline.sn