Le Sénégal va reprendre en main la gestion de son phosphate pour mettre sur pied une industrie nationale capable de produire de l’engrais destiné aux marchés national et régional. Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé cette mesure souverainiste ce mardi 24 février 2026 à l’Assemblée nationale, déplorant que le pays ait été « grugé » par une privatisation mal ficelée ayant engendré une perte de plus de 700 milliards de francs CFA. Jusqu’à présent, l’acide phosphorique exploité au Sénégal était essentiellement destiné à l’exportation, tandis que les agriculteurs locaux peinaient à s’approvisionner en fertilisants pour leurs sols.
Cette réforme vise à valoriser les ressources extractives par la transformation locale afin d'améliorer les rendements agricoles, la consommation d’engrais à l’hectare au Sénégal étant actuellement bien inférieure à la moyenne mondiale.
Le chef du gouvernement a précisé que cette approche de réappropriation s'appliquera également au projet gazier Yaakaar Teranga, affirmant que le pays dispose désormais des bases nécessaires pour faire revenir ces actifs dans le giron national. Ousmane Sonko a conclu en annonçant la tenue prochaine d'un point de presse pour détailler les avancées réalisées ces deux dernières années dans la renégociation des contrats extractifs.
MS/NDARINFO



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