Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal est monté au créneau ce lundi pour défendre avec vigueur la candidature de l'ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Lors d'une conférence de presse très attendue, Me Aïssata Tall Sall, porte-parole du groupe, a méthodiquement balayé les arguments des détracteurs, invoquant des précédents historiques et les réalités du système onusien pour légitimer cette ambition internationale.
L'ancienne ministre a rappelé qu'au sein de l'ONU, la stature personnelle prime sur l'origine géographique. Pour contrer l'argument de la rotation régionale, elle a convoqué l'histoire, citant les mandats consécutifs des Africains Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan (15 ans au total), ainsi que les successions de dirigeants d'Europe du Nord. Selon Takku Wallu, c'est le profil d'homme d'État de Macky Sall et sa vision géopolitique qui font de lui le candidat "pertinent et crédible" du moment.
Le programme stratégique soumis par l'ancien chef de l'État repose sur trois axes majeurs : forger une vision intégrée de la paix et de la sécurité, revitaliser le multilatéralisme pour une concertation mondiale réelle, et rationaliser la gouvernance de l'institution en simplifiant ses procédures. « Macky Sall ambitionne de ramener l'ONU à ses fondements de 1945 tout en l'adaptant aux défis du 21e siècle », a souligné Me Aïssata Tall Sall.
Le ton s'est durci à l'évocation de la position des autorités sénégalaises actuelles. Takku Wallu juge « inédit et regrettable » le manque de soutien national envers "l'un de ses fils" pour une fonction aussi éminente. La parlementaire a cité en exemple le président Abdoulaye Wade qui, malgré ses différends politiques, avait soutenu Abdou Diouf à la tête de la Francophonie par pur patriotisme. Malgré ce qu'elle qualifie de manque d'élégance républicaine du gouvernement actuel, Me Aïssata Tall Sall a assuré que « la machine diplomatique est en marche » et bénéficie déjà du soutien formel de l'Union africaine. Le prochain défi sera de convaincre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (P5), véritables faiseurs de rois dans ce processus de nomination.
MS/NDARINFO



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